Watzlawick - Penser hors du cadre !
Neuf points étant disposés en carrés, comment faire pour les relier par 4 segments sans lever le crayon ?

C’est Paul Watzlawick, psychologue de l’école de Palo Alto, qui a, le premier, cité cet exemple, pour illustrer sa théorie du changement. Il explique qu’en général, face à cette énigme comme face à des problèmes plus complexes, nous avons tendance à introduire des conditions qui rendent l’équation insoluble. Ceux qui considèrent que la résolution de cette énigme est impossible ont pris en compte une donnée qui n’était pas comprise dans l’énoncé : ils ont pris pour acquis le fait que les 9 points formaient un carré dont il ne fallait pas sortir.

"Presque tous ceux qui rencontrent ce problème pour la première fois introduisent une hypothèse qui rend la solution impossible. Ils pensent, en effet, que les points forment un carré et que la solution doit, s’inscrire dans ce carré, s’imposant ainsi une condition que l’énonce ne comporte pas... leur échec, par conséquent n’est pas du a l’impossibilité de la tache mais a la solution choisie... ce qui signifie que, même en utilisant toutes les possibilités de changement à l’intérieur du carré, ils ne résoudront pas le problème. »

La difficulté de ce problème vient donc des barrières que l'on s'impose, en imaginant les segments seulement entre les points dessinés. Pour résoudre le casse-tête, il faut simplement penser différemment, et sortir du cadre ("Thinking outside the box") en opérant ainsi ce que Watzlawick appelle un changement de second degré, c’est-à-dire sortir de cette limitation auto-imposée.


Dans l’exemple ci-dessus, il s’agit de sortir du cadre des 9 points et de passer par 2 points fictifs au-dessus et à droite de ceux-ci. Watzlawick distingue deux types de changement : les changements de premier degré, qui sont des changements intervenus à l’intérieur d’un cadre ou d’un système donné, par comparaison avec des changements de second degré, qui interviennent sur le système, des méta-changements. Il donne l’exemple d’un rêve : passer d’une scène à un autre y serait un changement de premier degré, tandis que se réveiller serait un changement de second degré.

Selon lui, la majorité des problèmes que nous pensons insolubles ne le sont que si nous nous cantonnons à un système de pensée inchangé : il s’agit de prendre de la distance par rapport à la situation bloquée pour imaginer le niveau où le changement pourra intervenir. Nous ne voyons plus, par habitude et par subjectivité, les limites que nous nous imposons, et il est souvent nécessaire de les surpasser pour pouvoir trouver la solution. D’où l’importance cruciale d’apprendre à prendre du recul et à penser hors du cadre ! C’est souvent beaucoup plus rapide et beaucoup plus facile à plusieurs, grâce à la diversité des profils et des façons d’appréhender la réalité !



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