En annonçant ce vendredi que le détroit d’Ormuz était désormais « entièrement ouvert » à la navigation commerciale pour toute la durée du cessez-le-feu , Téhéran a réalisé un coup diplomatique redoutable contre Washington.
Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a soigneusement conditionné cette ouverture à la trêve en vigueur, une formulation qui place Washington dans une position intenable.
La manœuvre est d’une efficacité brutale. La réouverture du détroit d’Ormuz constitue un levier majeur pour l’Iran dans les négociations et un enjeu stratégique pour Washington.
En liant explicitement l’accès maritime à la paix, Téhéran fait peser sur l’administration Trump la responsabilité entière de toute perturbation future du commerce mondial. Comme l’explique Sami Aoun, directeur de l’Observatoire sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de la Chaire Raoul-Dandurand, le détroit d’Ormuz représente « le levier le plus efficace dans la stratégie iranienne ».
Washington se retrouve ainsi coincé entre deux impératifs contradictoires. Poursuivre la campagne militaire signifie refermer le robinet énergétique mondial..
L’Iran a de nouveau fermé le détroit d’Ormuz, quelques heures après l’avoir rouvert, en accusant le maintien d’un blocus naval américain sur les navires à destination et en provenance des ports iraniens, alors que plusieurs navires commerciaux traversaient encore la zone
Le président Donald Trump a demandé à Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, de commencer à publier les dossiers gouvernementaux relatifs aux ovnis et aux phénomènes aériens inexpliqués. « Nous avons trouvé de nombreux documents intéressants », a déclaré Trump, précisant que les premières publications interviendront très prochainement.