Montaigne et les animaux
Il y a présentement une tendance très sérieuse à ne plus considérer Montaigne comme le type même du scepticisme et à chercher dans les Essais, au contraire, ses traces, que l'on trouve certaines, de son esprit positif, de son esprit scientifique même. Le sceptique pur et simple n'existe pas, ou bien ce n'est qu'un imbécile. La nature, qui est remplie de mystères, ne l'est pas moins d'évidences. Ce n'est pas faire acte de foi que de les admettre, mais seulement acte de bon sens. La vraie forme du scepticisme philosophique, c'est l'esprit critique, qui est une qualité rare. Le scepticisme vulgaire n'en est que la caricature. La réputation sceptique de Montaigne s'est surtout établie aux siècles de foi qui ont opposé son esprit à l'esprit religieux, à l'esprit de soumission, et de crédulité. Mais on ne jugera bien Montaigne qu'en le considérant au milieu de son époque, qui n'est pas sans... [Lire la suite]

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Dexter - Le code et la vengeance
Dans son ouvrage Philosophie en Séries, Thibaut de Saint-Maurice consacre une longue explication à Dexter. S'appuyant sur des travaux d'Emmanuel Levinas, il montre comment la fiction de James Manos Jr., loin d'être une simple application de la loi du talion est en fait une démonstration de l'inefficacité de la peine de mort à résoudre la violence.

En clair, appliquer une punition dont la violence est égale de celle du crime ne fait pas disparaître cette violence car la punition n'apporte pas de solution. Elle ne rétablit ni l'ordre qui a été troublé par l'infraction, ni n'ouvre une voie vers une société moins violente. Au contraire. Comme l'explique Lévinas, pour être efficace, la sanction ne peut qu'être plus douce que le crime. Mais, sans nier une utilité à la justice, le philosophe reconnaît que celle-ci ne pourrait jamais atteindre son but (aller vers moins de violence). Il est... [Lire la suite]

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Spinoza: déterminisme et liberté
La philosophie de Spinoza est un déterminisme radical. Il se pose alors une question de la plus haute importance : quelle place cette conception déterministe laisse-t-elle au jugement moral ? En effet, si les idées et les actions des individus obéissent à un déterminisme causal, il est impossible de rendre le sujet responsable de ses actes. À l’imputation morale et juridique on doit simplement substituer l’explication causale. Le pire des criminels était déterminé à être criminel exactement comme les gros poissons sont déterminés à manger les petits.

Dans sa correspondance avec Guillaume de Blyenbergh, Spinoza examine cette question en détail et montre que le déterminisme n’exclut ni le droit ni, plus généralement, la dimension normative de la vie sociale humaine. Constatant que Spinoza, dans les Pensées métaphysiques comme dans les Principes de la philosophie de... [Lire la suite]

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Baron d'Holbach
Le baron Paul Henri Tiry d'Holbach est d'origine allemande, du Palatinat, région frontalière bilingue. Il naît en 1723 à Edesheim. Il fait ses études à Leyde en Hollande. Il se fixe définitivement à Paris en 1748. Il épouse d'abord sa cousine, Basile d'Aine, puis, après sa mort en 1754, la s½ur de celle-ci, Charlotte. Il est à la tête d'une grande fortune qu'accroîtront encore les héritages de son oncle et de son beau-père, ce qui lui permet de consacrer exclusivement sa vie aux travaux de l'esprit.
Il s'intéresse à la chimie et à la minéralogie et traduit d'importants ouvrages latins, anglais, suédois et allemands. Il traduit notamment Stahl, Hobbes, Swift etc.
Il s'engage surtout dans l'aventure de l'Encyclopédie (à partir de 1751) et écrit des articles de chimie, de minéralogie et de métallurgie. La science allemande est alors très avancée et un hommage lui est rendu dans... [Lire la suite]

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Rire fou ou fou rire de Démocrite
Ni l’un ni l’autre. Démocrite (460-370 avant J.C.), philosophe grec né à Abdère (Thrace), descendait tous les jours jusqu’au port et, en regardant l’activité des hommes en train de décharger des marchandises et se livrer frénétiquement à toutes sortes d’activités, était immanquablement pris d’un rire incontinent et incoercible. En fait tout le faisait rire, les choses graves comme les choses légères, l’exercice d’un métier, la promotion sociale, un discours donné devant la foule, le mariage d’Untel ou les mésaventures d’un autre etc. Le poète latin Juvénal dira de lui : « Toute rencontre avec les hommes fournissait à Démocrite matière à rire. ». Devant cette hilarité apparemment inappropriée à propos d’événement objectivement non risibles, les Abdèritains, inquiets pour sa santé, finirent par faire venir Hippocrate afin... [Lire la suite]

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