Comment la fistule anale de Louis XIV a permis la création de l'hymne britannique ?
L'histoire de la médecine est à la fois effrayante et incroyable. Tels sont les sentiments qui prévalent lorsque l'on écoute le professeur Jean-Noël Fabiani, chef de service à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, évoquer dans la Tête au carré, ses grandes figures, ses étapes clés et ses grandes avancées.

La fistule anale la plus célèbre du monde
Nous sommes en 1686. Une fistule a fait son apparition sur le royal séant.

Pour faire simple, une fistule est un abcès. Et il faut bien reconnaître que celle-ci est pour le moins mal placée puisqu'elle se situe entre une glande anale et le rectum. Mal placée, certes, mais pas étonnante. Ses médecins prodiguent souvent des lavements au roi. Pour cela, ils utilisent un clystère en métal (qui, soit dit en passant, n'est pas stérilisé vu que Nicolas Appert "n'inventera" la stérilisation qu'en 1810).

Fagon, le médecin du roi,... [Lire la suite]

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Jeanne Weber, l'Ogresse de la Goutte d'Or
Tout au long de son histoire, le quartier de la Goutte d'Or a souvent eu mauvaise presse: il est décrit par Zola dans l'Assommoir comme le sombre théâtre de destins sordides, il est évité par les "bons" Parisiens effarés par la présence des Apaches et de la basse prostitution, il est ensuite considéré comme une "médina" inquiétante et impénétrable, et pour finir il est dépeint comme un quartier trop "cosmopolite" par les amateurs "d'apéritifs saucisson-pinard" émétiques.

Et la triste et bien injuste réputation de la Goutte d'Or n'a pas été améliorée avec Jeanne Weber, une de ses célèbres habitantes. En effet, la Goutte d'or a vu son nom durablement associé aux crimes de Jeanne Weber, surnommée par la presse d'alors "l'Ogresse de la Goutte d'Or". On peut effectivement rêver meilleure ambassadrice que Jeanne Weber, qui ne fût rien de moins qu'une des plus célèbres tueuses en série... [Lire la suite]

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Vidocq, roi des policiers et des voleurs
Eugène-François Vidocq naquit le 24 juillet 1775 à Arras, où son père était boulanger. Ses inclinations perverses se révélèrent de bonne heure par quelques larcins commis dans la maison paternelle, lesquels grossirent de proche en proche, jusqu’à un détournement de deux mille francs qu’il effectua à l’aide d’effraction ; puis il s’enfuit à Ostende avec le projet de s’embarquer pour l’Amérique ; mais des malfaiteurs l’ayant attiré dans un lieu suspect le dépouillèrent à son tour des produits de son vol, et Vidocq se vit obligé, pour vivre, d’entrer au service de l’acrobate Coste-Comus, des Variétés amusantes, chez lequel il allumait les lampions et soignait les singes.

Dégoûté bientôt de cette existence abjecte, il revint à Arras solliciter le consentement de son père pour s’engager dans le régiment de Bourbon et... [Lire la suite]

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L'invention des bas-fonds parisiens
Qui sont ces misérables, ces criminels, prostituées et mendiants qui hantaient la capitale aux yeux des bons citoyens ? Pour cerner au mieux cette infra-société urbaine, différents cas d’études nous sont proposés par des historiens spécialistes du Moyen Âge au XIXe siècle, s’appuyant sur les archives pénitentiaires ou policières, les témoignages des contemporains, les romans puisant dans l’imaginaire…

Cycle de 7 conférences organisées à l'auditorium du Petit Palais, "L'invention des bas-fonds parisiens" a été placé sous la responsabilité scientifique de Dominique Kalifa, membre du Comité d'histoire et professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.