Inutilité de la philosophie
Les non-philosophes considèrent en général la philosophie comme un langage abstrus,
un discours abstrait, qu'un petit groupe de spécialistes, seul à pouvoir le comprendre,
développe sans fin au sujet de questions incompréhensibles et sans intérêt, une
occupation réservée à quelques privilégiés qui, grâce à leur argent ou à un heureux
concours de circonstances, ont le loisir de s'y livrer, un luxe donc. Et il faut bien
reconnaître que, déjà, pour qu'un seul élève puisse devenir candidat au baccalauréat,
pour qu'il accède au privilège de pouvoir rédiger la présente dissertation philosophique,
il a fallu de lourdes dépenses financières assumées par ses parents et par les
contribuables. Et à quoi lui servira réellement, « dans la vie », le fait d'avoir rédigé cet
exercice de style? Dans notre monde moderne où règne la technique scientifique et
industrielle, où tout est... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -



Diogène de Sinope
Disciple de Xéniade, il devient le maître entre autres de Zénon de Cition et Monime de Syracuse. Parmi tous les auteurs cyniques, c’est sur Diogène que la légende a accumulé le plus d’anecdotes et de bons mots, cette foison rendant leur authenticité largement douteuse. Les portraits de Diogène qui nous ont été transmis divergent parfois, le présentant tantôt comme un philosophe « clochard », débauché, hédoniste et irréligieux, tantôt comme un ascète sévère, volontaire, voire héroïque.

La masse d’anecdotes légendaires sur Diogène de Sinope montre en tout cas que le personnage a profondément marqué les Athéniens. Il vivait dehors, dans le dénuement, vêtu d’un simple manteau, muni d’un bâton, d’une besace et d’une écuelle. Dénonçant l’artifice des conventions sociales, il préconisait en effet une vie simple, plus proche de la nature, et se... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -
Source: http://fr.wikipedia.org/...



B. Stielgler - La bêtise systémique
"Nous sommes engagés dans un processus de prolétarisation généralisée. Au début de la révolution industrielle, Adam Smith puis Karl Marx ont mis en évidence la désindividuation qui résulte de la perte de savoir-faire des ouvriers lorsque, étant asservis aux machines qui reproduisent et remplacent désormais leurs gestes, ils n’œuvrent plus. À partir du XXe siècle, avec Ford et le "mode de vie américain", l’innovation associée au marketing organise une obsolescence chronique où il ne s’agit plus seulement de mettre au point de nouveaux produits, mais de faire adopter de nouveaux comportements par l’intermédiaire des industries culturelles: dans ce consumérisme, le consommateur perd son savoir-vivre, la télévision captant son attention pour en faire du "temps de cerveau disponible" qui le rend en réalité indisponible aux autres, au monde et aux œuvres qu’il... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -



La recherche du bonheur ou l'Ataraxie dans la philosophie antique
«.Je suis bien marri que nous n’ayons une douzaine de Laertius (Diogène Laërce – entre 200 et 500 après J.C. -), ou qu’il ne soit plus étendu ou plus entendu, car je suis pareillement curieux de connaître les fortunes et la vie de ces grands précepteurs du monde, comme de connaître la diversité de leurs dogmes et fantaisies.» (Montaigne.: Essais II, 10)

INTRODUCTION

Lors de la rédaction de mon précédent article.: Grandeur et décadence du logos dans la philosophie antique (Ce texte que je conseille vivement de lire ou relire est en ligne sur ce même site), j’ai essayé de montrer comment la raison s’était émancipé du carcan mythologique qui l’étouffait. En s’écartant progressivement du muthos (que l’on peut traduire par.: “parole mythique”), le logos (ou parole philosophique) a accompagné ce long cheminement... [Lire la suite]

1 Commentaire -


18
Déc 2012

Spinoza à G.H. Schuller

Posté dans Café Philo

Spinoza à G.H. Schuller
Pour ma part, je dis que cette chose est libre qui existe et agit par la seule nécessité de sa nature, et contrainte cette chose qui est déterminée par une autre à exister et à agir selon une modalité précise et déterminée. [...] Vous voyez donc que je ne situe pas la liberté dans un libre décret, mais dans une libre nécessité. [...] Pour le comprendre clairement, prenons un exemple très simple. Une pierre reçoit d'une cause extérieure qui la pousse une certaine quantité de mouvement, par laquelle elle continuera nécessairement de se mouvoir après l'arrêt de l'impulsion externe. Cette permanence de la pierre dans son mouvement est une contrainte, non pas parce qu'elle est nécessaire, mais parce qu'elle doit être définie par l'impulsion des causes externes; et ce qui est vrai de la pierre, l'est aussi de tout objet singulier, quelle qu'en soit la complexité et quel que soit le nombre de... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -


Pages de résultat : 1 2 3 4 5 6 7 8