Charles Fourier - L'enfance du désir
Depuis le Siècle des Lumières les pédagogues ont entrepris d’élever à la raison et au sentiment moral des êtres jusqu’ici passifs et abandonnés à leur obscurité. Il s’agit désormais de s’opposer à l’abrutissement et à l’avilissement auxquels l’homme tend nécessairement quand il est livré à lui-même. Aussi dès l’âge le plus tendre les enfants sont-ils réunis pour écouter les leçons d’un maître qui les transformera en citoyens libres et dignes d’appartenir à la civilisation. A la façon d’un sculpteur il fera émerger de la masse informe de leurs instincts naturels, la splendeur de la raison. Grâce à l’éducation l’homme ne se contente plus d’une soumission aveugle, il comprend maintenant les raisons de son obéissance. On fera son bonheur malgré lui, il deviendra raisonnable et cessera de souffrir de la... [Lire la suite]

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Répondre à sa propre nécessité pour gagner en liberté
Je suis libre à la condition d’être la cause première. A défaut, je ne suis que l’effet d’une cause qui me dépasse. Je suis alors un maillon d’une chaîne. Il y a comme une mécanique qui ne m’appartient pas, qui s’ébranle sans mon commandement. Je suis roulement, bielle, écrou, piston. Et pourtant, je me vois volontiers comme mécanicien. J’affirme que la machine est mon œuvre ; je l’ai dessinée. Ma volonté est le maître d’œuvre, mes inclinaisons servent la maîtrise d’ouvrage. Cette mécanique, belle et rutilante, je l’appelle liberté, et je me persuade d’en être le seul propriétaire. Ma liberté fait toujours plus de bruit que celle des autres, car ce sont eux qui en sont le moteur. A quoi cela sert-il d’être libre pour soi ? Il existe aussi une courroie de transmission entre la liberté et la puissance.... [Lire la suite]

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Proudhon - Principe de spoliation
« Le capitalisme a payé les journées des ouvriers. Pour être exact, il faut dire que le capitaliste a payé autant de fois une journée qu'il a employé d'ouvriers chaque jour, ce qui n'est point du tout la même chose. Car cette force immense qui résulte de l'action et de l'harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts, il ne l'a point payée. Deux cents grenadiers ont en quelques heures dressé l'obélisque de Louqsor sur sa base, suppose-t-on qu'un seul homme en 200 jours en serait venu à bout ? Cependant, au compte du capitalisme, la somme des salaires eût été la même »

Proudhon - Qu'est-ce que la propriété ?

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Soyez vaches, Nietzsche, une vie philosophique
Nietzsche a philosophé au marteau dans le magasin de porcelaine de la philosophie occidentale. Malgré le champ de ruines, il existe toujours des dévots de cette philosophie dominante pour laquelle l'idée, le concept, l'abstraction comptent plus que la chair du monde. La philosophie institutionnelle pense moins le monde que les pensées du monde, elle a moins le goût du réel que la passion des archives qui le racontent. D'où la religion du texte sans contexte dans laquelle communient la plupart de ceux qui évoluent dans le petit monde philosophique.

On connaît les thématiques nietzschéennes : la mort de Dieu, le nihilisme européen, l'inversion des valeurs, l'éternel retour, le surhomme, mais elles constituent plutôt la dernière pensée de Nietzsche. Car il y eut aussi, mais on en parle moins, le jeune Nietzsche qui propose de sauver l'Europe décadente par le drame musical wagnérien. La... [Lire la suite]

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Le désir comme puissance d'être
Contrairement à Platon qui fait du désir le résultat d’une mutilation de notre essence, Spinoza affirme que « Le désir est l’essence de l’homme ». Le désir est l’humanité même. L’homme est par nature une puissance d’exister, un mouvement pour persévérer dans l’être c’est-à-dire pour exister encore et toujours plus. Tout existant est un conatus, c’est-à-dire un effort pour persévérer dans l’être, un conatus d’auto affirmation. Le conatus au sens spinoziste n’est pas une volonté de puissance (Nietzsche) mais une force qui s’affirme et poursuit son propre accroissement parce que celui-ci est vécu comme Joie.

Commentant Spinoza, Deleuze écrit : « Le conatus ne doit pas être interprété comme tendance à passer à l’existence …mais comme tendance à persévérer dans l’existence »

Il... [Lire la suite]

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