La recherche du bonheur ou l'Ataraxie dans la philosophie antique
«.Je suis bien marri que nous n’ayons une douzaine de Laertius (Diogène Laërce – entre 200 et 500 après J.C. -), ou qu’il ne soit plus étendu ou plus entendu, car je suis pareillement curieux de connaître les fortunes et la vie de ces grands précepteurs du monde, comme de connaître la diversité de leurs dogmes et fantaisies.» (Montaigne.: Essais II, 10)

INTRODUCTION

Lors de la rédaction de mon précédent article.: Grandeur et décadence du logos dans la philosophie antique (Ce texte que je conseille vivement de lire ou relire est en ligne sur ce même site), j’ai essayé de montrer comment la raison s’était émancipé du carcan mythologique qui l’étouffait. En s’écartant progressivement du muthos (que l’on peut traduire par.: “parole mythique”), le logos (ou parole philosophique) a accompagné ce long cheminement... [Lire la suite]

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18
Déc 2012

Spinoza à G.H. Schuller

Posté dans Café Philo

Spinoza à G.H. Schuller
Pour ma part, je dis que cette chose est libre qui existe et agit par la seule nécessité de sa nature, et contrainte cette chose qui est déterminée par une autre à exister et à agir selon une modalité précise et déterminée. [...] Vous voyez donc que je ne situe pas la liberté dans un libre décret, mais dans une libre nécessité. [...] Pour le comprendre clairement, prenons un exemple très simple. Une pierre reçoit d'une cause extérieure qui la pousse une certaine quantité de mouvement, par laquelle elle continuera nécessairement de se mouvoir après l'arrêt de l'impulsion externe. Cette permanence de la pierre dans son mouvement est une contrainte, non pas parce qu'elle est nécessaire, mais parce qu'elle doit être définie par l'impulsion des causes externes; et ce qui est vrai de la pierre, l'est aussi de tout objet singulier, quelle qu'en soit la complexité et quel que soit le nombre de... [Lire la suite]

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Spinoza : passions tristes et passions joyeuses (selon Deleuze)
Il y a des passions qui augmentent ma puissance d’agir. Ce sont les passions de joie. Il y a des passions qui diminuent ma puissance d’agir. Ce sont les passions de tristesse. Les unes comme les autres sont des passions. Pourquoi ? Les unes comme les autres sont des passions puisque je ne possède pas ma puissance d’agir. Même quand elle augmente, je ne la possède pas. Bon. Donc, je suis pleinement encore dans le "premier genre" de connaissance. Ça c’est la première étape, vous voyez. Distinction des passions joyeuses et des passions tristes. J’ai les deux, pourquoi ? Parce que les passions tristes, c’est l’effet sur moi de la rencontre avec des corps qui ne me conviennent pas. C’est-à-dire qui ne se composent pas directement avec mon rapport. Et les passions joyeuses c’est l’effet sur moi de ma rencontre avec des corps qui me... [Lire la suite]

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Source: http://blogs.mediapart.fr/...



Cette phrase est la conclusion marquante d'un essai philosophique intitulé Le mythe de Sisyphe. Au premier abord, elle apparaît comme contradictoire: Sisyphe, pour avoir osé défier les dieux, fut condamné à pousser une pierre dans le tartare qui retombait éternellement. Ainsi, il ne peut jamais parvenir à son sommet et le châtiment divin est pérenne. Il est donc assez difficile de l'imaginer heureux.

Toutefois, loin de cette interprétation très littérale, Sisyphe est pour Camus l'incarnation même de l'absurdité de la vie humaine. L'homme est un être épris de sens, mais il ne parvient jamais à l'essence des choses. Ainsi, si la mort lui fait peur, il ne réussit jamais à la saisir entièrement, quand bien même il aspirerait à une telle chose. La situation est insurmontable car l'homme cherche une raison dans le monde qu'il ne trouvera nulle part ailleurs si ce n'est en lui. En outre,... [Lire la suite]

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Désir, Volonté et Morale
C'est ce qu'on peut appeler une véritable problématique morale: puis-je être maître de mon désir? La question vaut la peine d'être posée puisque tout cela est en rapport avec l'expérience la plus quotidienne qui soit. En effet, ce que l'on constate le plus souvent, c'est la difficulté (l'impossibilité?) de maîtriser le désir lorsqu'il se manifeste. Le plus souvent, l'option la plus rationnelle est repoussée au profit d'un désir qui surclasse les autres possibilités même s'il est capricieux, même s'il n'est pas dans notre intérêt à long terme. Ainsi, si j'ai le choix entre le devoir de mathématique et sortir avec mes amis, il va de soi qu'on a d'une part quelque chose qui relève de la possibilité raisonnable et favorable sur le long terme (ce qui relèverait de la volonté), et de l'autre le désir(enfermé dans la satisfaction instantanée). Et chacun sait que le plus souvent, entre... [Lire la suite]

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Source: http://remi-navaron.jimdo.com/...


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