Système de la nature de D'Holbach
Les physiciens, pour la plupart, ne semblent point avoir assez réfléchi sur ce qu’ils ont appelé le nisus, c’est-à-dire sur les efforts continuels que font les uns sur les autres des corps qui paraissent d’ailleurs jouir du repos. Une pierre de cinq cent livres nous paraît en repos sur la terre, cependant elle ne cesse un instant de peser avec force sur cette terre qui lui résiste ou qui la repousse à son tour. Dira-t-on que cette pierre et cette terre n’agissent point ? Pour s’en détromper il suffirait d’interposer la main entre la pierre et la terre, et l’on reconnaîtrait que cette pierre a néanmoins la force de briser notre main malgré le repos dont elle semble jouir. Il ne peut y avoir dans les corps d’action sans réaction. Un corps qui éprouve une impulsion, une attraction, ou une pression quelconque, auxquelles il résiste, nous... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -
Source: http://www.matierevolution.fr/...



Mikhaïl Bakounine : « Le suffrage universel n'est qu'un leurre et un odieux mensonge »
En apparence, par le vote, c'est le peuple qui gouverne. Mais il reste dominé par la classe bourgeoise : c'est l'illusion centrale de la démocratie qu'entend dénoncer l'anarchiste russe Mikhaïl Bakounine.

En vous rendant aux urnes, vous avez sans doute été gagné par le sentiment euphorisant d'appartenir à une communauté nationale qui accordait du prix à votre vote. En sortant de l'isoloir, à moins d'avoir voté blanc, vous avez même peut-être eu l'impression encore plus gratifiante d'appartenir à une communauté d'idées et de valeurs. En tout état de cause, vous avez nourri l'espoir que votre voix serait entendue.
Pourtant, nul besoin de souscrire aux thèses anarchistes du penseur russe Mikhaïl Bakounine pour être déstabilisé par le lourd soupçon qu'il fait peser sur le suffrage universel. Selon lui, « le suffrage universel, considéré à lui tout seul et agissant dans une société... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -
Source: http://www.philomag.com/...



Les gnostiques licencieux
Onfray, dans l'introduction au christianisme hédoniste, constatait qu'on ignore presque tout du gnosticisme licencieux. Face aux persécutions de l'Eglise, nul n'est censé connaître ce courant et ses partisans. Ce qu'on a déjà appris de certains Pères de l'Eglise et de certains philosophes appointés par le christianisme c'est seulement que ces penseurs sont des « hérétiques », leurs thèses sont fautives et qu'il convient de ne pas leur prêter attention. Mais qu'est ce qui fait de ces penseurs des hérétiques ? Et en quoi ils se démarquent des officiels du christianisme ou des amis du platonisme ?

Selon Onfray les gnostiques licencieux, partent tout d'abord des principes généraux du platonisme et du christianisme pour s'en séparer par la suite. Aux platoniciens, ils empruntent les idées suivantes : Avant la chute, l'âme connaissait la félicité. Elle vivait dans un monde immatériel,... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -
Source: http://www.memoireonline.com/...



Je suis un corps
Ai-je un corps ou le suis-je ? Dire que j’ai un corps, c’est le posséder en l’objectivant. Cela revient à distinguer ledit objet corporel et le sujet, d’un côté la substance pensante, comme le proposait Descartes, et de l’autre la substance étendue. Je pense donc je suis, signifie que le corps n’est pas un impératif ontologique. Il est vrai que l’on peut prendre de la distance vis-à-vis du corps, pas avec la pensée. Selon la logique cartésienne, penser, donc être, nécessite de la pensée ; sans elle point de conscience, ou plutôt se confondent-elles. Ou encore pourrions-nous dire que la conscience peut se distancer de tout jusqu’à un point ultime, irréductible, indépassable, c’est-à-dire elle-même. Pour autant, la représentation du corps qui est le nôtre est différente de toute visée vers n’importe quel objet. L’imaginaire... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -
Source: http://philosophie.initiation.cours.over-blog.com/...



De la volonté de puissance à l'arrière-monde selon Nietzsche
Nietzsche s’est beaucoup interrogé sur le fait que des valeurs soient hostiles à la vie, comprenant difficilement que le vivant puisse produire ce qui le condamne, ce qu’il explique dans Le crépuscules des idoles : « Une condamnation de la vie de la part du vivant n’est finalement que le symptôme d’une certaine forme de vie. » Pour Nietzsche, la valeur d’une valeur n’est évaluable qu’à condition de la rapporter à la vie. Dans ce rapport, il distingue deux positions contradictoires : affirmation ou négation de la vie. Avant de définir leur contenu, intéressons-nous à la façon dont Nietzsche pense le vivant. Pour lui, la vie peut s’apprécier sous trois angles. Le premier consiste à la considérer comme le contraire de la mort. Autrement dit, la vie est une question de survie. Secondement, l’instinct prédomine pour ce qui est de vivre en... [Lire la suite]

Aucun Commentaire -
Source: http://philosophie.initiation.cours.over-blog.com/...


Pages de résultat : 1 2 3 4 5 6 7 8
 
ppp